05.05.2009

L’Union Centriste 04 milite pour la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF.

L'Union Centriste 04 milite pour la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF.

Le bouclier fiscal résulte d'un principe selon lequel nul ne doit payer plus de 50 % de ses revenus en impôts (Impôts sur le Revenu, C.S.G., I.S.F., impôts locaux). Contrairement à ce que nous pensions au moment du vote, son application suscite injustices si choquantes qu'elles le condamnent.

En effet, le revenu pris en considération est en fait un revenu net, c'est-à-dire le revenu fiscal brut dont sont déduits divers déficits et charges correspondant à des « niches fiscales ». C'est le cas d'une partie des déficits fonciers, des défiscalisations ultramarines, de dispositif « Malraux », de la location meublée, du régime des monuments historiques. Il faut y ajouter les versements dans l'épargne retraite, les abattements (40%) sur les dividendes, la part déductible de la C.S.G. ! Le bouclier fiscal, outre ses incohérences, devient un amplificateur de défiscalisations et autres opérations d'optimisation fiscale.

Cette dérive contredit la volonté qui avait présidé à la mise en place de ce fameux bouclier. Il est évident que les conséquences sont tout à fait abusives et injustifiables. De tels effet condamnent le bouclier fiscal qui avait déjà été mis à rude épreuve, il y a trois mois, lors de la création de la taxe de 1,1% sur les revenus fonciers et mobiliers destinée à financer la généralisation du R.S.A.

La démonstration avait ainsi été faite qu'il revient comme un boomerang lorsque, malheureusement, il doit être procédé à une augmentation d'un impôt sur le revenu ! Puisque le bouclier fiscal est le correctif des excès de l'I.S.F., nous considèrons que la sagesse, eu égard à l'absurdité de l'I.S.F (singularité française, arbitraire, incohérent, préjudiciable) c'est l'abrogation de l'I.S.F. Pour compenser la perte de ressource budgétaire qu'il génère, nous proposons de lui substituer une cinquième tranche d'Impôt sur le Revenu (entre 45 et 48 %) sur les revenus les plus élevés (au moins 100.000 euros par part). La fiscalité moderne nous appelle à la clarté, à la simplicité, à l'efficacité et évidemment à la justice.

Sachons briser les tabous qui nous aveuglent.

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25.04.2009

Réanimation Hospitalière de Manosque

Communiqué de presse : « Une Réa adaptée »,


Seule liste lors des dernières élections municipale à avoir dénoncé l’absence d’une réanimation dans le nouvel hôpital, Monsieur Jean-Michel ROVIDA, président de l’Union Centriste, salut le travail du  « Collectif Citoyen pour une Réa ».
Sans cette action engagée après les élections ce dossier n’aurait pas évolué. Tout comme en son temps la construction du lycée des Iscles.
Mais je reste sur la réserve quant à la mise en place et la composition de ce plateau technique.
Car l’enjeu est de taille, si Manosque obtient un réel service de réanimation, c’est toute une activité médicale qui sera revalorisée.
Notre population ne cesse de vieillir dans notre région et nous avons besoin d’un service conforme à la réalité démographique de notre territoire.
Un service de réanimation permettra aussi d’améliorer la rentabilité financière de l’hôpital et améliorera considérablement la qualité de l’ensemble de l’établissement.
L’étude de la loi « Bachelot » sera fortement amendée au Sénat par nos parlementaires centristes, car celle-ci ne répond pas ni financièrement, ni au niveau des prestations médicales aux besoins de nos territoires ruraux.

Jean-Michel ROVIDA
Président de l’Union Centriste 04
Membre du CA de « Rassembler les Centristes »

15.04.2009

Un Centriste nous a quitté

Affaibli par la maladie, René Monory est décédé dans la nuit de vendredi à samedi. Agé de 85 ans, il dirigea le Sénat de 1992 à 1998, devenant ainsi le deuxième personnage de l'Etat sous les présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac.
Il s'était retiré de la politique en 2004. Le créateur du Futuroscope, deuxième parc d'attractions de France, qu'il a présidé de 1987 à 2000, ne s'était représenté ni aux cantonales de mars ni aux sénatoriales de septembre. Maire de Loudun, dans la Vienne, durant quarante ans (1959-99), il avait été réélu huit fois président (UDF) du Conseil général de la Vienne à partir de 1977.
«Le garagiste de Loudun»
Né le 6 juin 1923 à Loudun, René Monory est garagiste (on le surnommera «le garagiste de Loudun») lorsqu'il est élu maire de sa ville natale, début d'une carrière de notable dont il gravit sans hâte les degrés : conseiller général de la Vienne (1961), sénateur (1968), président du Conseil général en 1977. Cette même année, il entre dans le gouvernement de Raymond Barre, d'abord comme ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, puis comme ministre de l'Economie (1978-81).
Elu président du Conseil régional de Poitou-Charentes en 1985, il abandonne ce mandat l'année suivante pour participer au gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac. Cet autodidacte, qui répète volontiers n'avoir que son certificat d'études primaires (obtenu dans la petite ville de Thouars, dans les Deux-Sèvres), est alors nommé ministre de l'Education nationale, fonction qu'il occupe jusqu'en 1988.
Membre de l'UDF depuis sa fondation en 1978, il est premier vice-président du Centre des Démocrates sociaux (CDS) de 1984 à 1995. Longtemps sénateur de la Vienne (1968-77, 1981-86 et 1988-2004), René Monory succède donc en 1992 à Alain Poher à la présidence du Sénat. Mais en 1998, il est écarté au profit du RPR Christian Poncelet. L'année suivante, il abandonne la mairie de Loudun mais reste conseiller municipal. Marié et père d'une fille, René Monory, chevalier de la légion d'honneur, est l'auteur de «Combat pour le bon sens» (1983), «Des Clefs pour le futur» (1995) et «La volonté d'agir» (2004).






05.03.2009

KIVU: La crise oubliée,

Thierry CORNILLET au KIVU.jpg
Thierry Cornillet au Kivu
Thierry Cornillet de retour d'une mission au Kivu (région au Nord Est de la République démocratique du Congo).
Il s'est rendu en RDC du 5 au 10 février et particulièrement dans le nord est dans la Province du KIVU, gravement affectée par des conflits sur ce territoire depuis plus de 13ans. La situation humanitaire touche 800 000 personnes dans les provinces du Nord-Kivu (500000), du Sud-Kivu (150000) et de l'orientale (Uélé) (150000). La faible lueur d'espoir rendue possible par l'opération conjointe Rwanda RDC qui a conduit à une quasi cessation pour l'instant du conflit dans le Nord-Kivu, ne doit pas cacher une situation qui reste préoccupante. - Dans le Nord Uélé (Province orientale) à cause des exactions perpétuées par la Lord Resistance Army (LRA), et ce dans un territoire très difficile d'accès pour l'aide humanitaire d'urgence. - Le Sud-KIVU qui jouit pour l'instant d'une paix précaire mais qui pourrait souffrir d'une radicalisation des derniers éléments du FDLR. - Le Nord-KIVU qui compte le plus grand nombre de réfugiés mais qui peut voir, s'il y a une action combinée Paix, solution politique, appui humanitaire, reconstruction et aide au développement, sa situation grandement se stabiliser et s'améliorer. Le coût des opérations humanitaires s'est élevé à 600 Millions de Dollars pour 2008 dont l'Union européenne (ECHO plus Etats membres) a financé 1/3. La demande estimée par l'Humanitarian Action Plan pour 2009 est de 830 Millions de Dollars pour l'ensemble du Congo dont une somme quasi équivalente pour le Nord Est. De fait, l'aide à apporter ne se résume pas à de l'aide humanitaire d'urgence mais doit englober un champ plus vaste. Plusieurs éléments y concourent: - La structure des réfugiés dont "seulement" 30 % sont dans les camps, 70% faisant l'objet de solidarité familiale ce qui n'en fait pas moins des réfugiés. - Un fort désir de retour dans l'habitat d'origine, retour qu'il faut accompagner d'aide pas seulement alimentaire mais permettant un redémarrage de la vie: Semence, outils agricoles, hit de cuisine, bâches, couvertures, nattes, savons etc... - La capacité agricole propre à cette région qui peut permettre jusqu'à 2 saisons culturales par an ce qui assure nourriture et activité économique très rapidement. D'autres points restent à surveiller en parallèle - la lutte continue contre la malnutrition dans certaines zones, même si cela n'atteint pas ce que l'on peut connaitre dans les zones subsahariennes. Cela passe aussi par une éducation des populations. - Il existe encore des poches endémiques de choléra, de rougeole ou de coqueluche qui viennent s'ajouter au caractère récurrent de la malaria. - A cela doivent s'ajouter des solutions de caractère plus "politique" qui dépassent le cadre stricto-sensu de l'action humanitaire mais qui font partie du problème: - l'impunité dont jouissent les "porteurs d'uniformes" qui se servent de leurs armes comme carte de crédit pour piller les récoltes et les biens. - la même impunité profite, à ce jour, à tous les auteurs de violences sexuelles faites aux femmes malgré une dénonciation soutenue de la Communauté internationale. - les conditions réelles d'une paix durable entre la RDC et le Rwanda, seule garantie de stabilité dans la Région. Enfin, un point ne peut pas être passé sous silence, c'est celui de l'utilisation du déploiement de la MONUC (Nations-Unies) au Congo. Rappelons que cette mission est constituée de 17000 soldats, agissant au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies permettant la défense et l'engagement et dont le budget annuel est de 1,2 Milliards de Dollars (ce qui correspond à l'échelle au quart du budget global de l'Etat Congolais). Pour ce qui est de l'action humanitaire, il est à noter que la MONUC n'intervient pas dans la logistique de déploiement du secours d'urgence malgré des moyens adéquats disponibles (avion et hélicoptère) appropriés à la difficulté d'accès. En conclusion, la situation est encore très tendue et l'aide humanitaire reste indispensable même si on peut espérer dans le court terme, des espoirs de paix qui faciliteront le retour des réfugiés. Mais il faut se garder à ce jour de trop accélérer ce mouvement de retour tant que les conditions de paix ne seront pas raisonnablement garanties car ce serait prendre le risque de faire retourner une population déjà très vulnérable dans l'enfer d'un conflit.






01.03.2009

GOUVERNANCE DEONTOLOGIQUE

Les règles déontologiques ont pour objet de prévenir le soupçon d’abus de pouvoir ou d’influence à des fins personnelles. C’est ainsi que la loi a prévu que tout fonctionnaire qui a le projet d’entrer au service d’une entreprise privée doit solliciter l’avis d’une commission de déontologie s’il a, au cours des trois années précédentes, soit assuré la surveillance ou le contrôle de cette entreprise, soit conclu des contrats de toute nature avec elle ou formulé un avis sur de tels contrats, soit proposé des décisions relatives à des opérations effectuées par la dite entreprise privée ou formulé un avis sur de telles décisions.

C’est parce qu’il a eu très directement à connaître du projet de fusion et de recapitalisation du groupe « Caisses d’épargne- Banques populaires », appelé à devenir la deuxième banque française, que le secrétaire général adjoint de l’Elysée ne peut en devenir le président sans que soit saisie la commission de déontologie. Au surplus, cette désignation transgresse le code déontologique sans lequel il n’est point de bonne gouvernance dans un Etat de droit. Elle perpétue le mélange des genres, elle alimente les soupçons de conflits d’intérêts, elle consacre une culture de l’endogamie.

N’oublions pas que la crise des « subprime », apparue aux Etats-Unis pendant l’été 2007, crise de confiance, crise financière qui n’a pas tardé à muter en crise économique, avant que de devenir, malheureusement, une crise sociale, est largement la conséquence de manquements graves à l’éthique. La déontologie n’est-elle pas la codification de l’éthique ?

21.02.2009

Jean-Christophe LAGARDE

Entretien : Le nouvel économiste
Politique
ENTRETIEN; Centriste de combat
Michèle COTTA

Député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde est, à 41 ans, un des benjamins de
l'Assemblée nationale.

Son premier vrai titre de gloire, à ses yeux, est d'avoir conquis la mairie de Drancy au Parti communiste
en 2001. Après une rupture avec François Bayrou, derrière lequel il était resté une dizaine d'années,
Jean-Christophe Lagarde a rejoint, avec beaucoup des anciens lieutenants de celui-ci, d'Hervé Morin à
Maurice Leroy, le camp du Nouveau Centre. Centriste de gauche ou centriste de droite ? Lagarde est un
centriste de combat, toujours prêt à dénoncer la discrimination à l'embauche des immigrés, l'absence
de mixité sociale dans les banlieues, le manque de transparence dans l'attribution des marchés publics.
Libre de ses choix et de ses idées, il a refusé de voter l'été dernier la loi Tepa, pourtant essentielle aux
yeux des sarkozystes, parce qu'il contestait la notion de bouclier social. Un centriste atypique qui se
désole de ne pas pouvoir faire avancer la société plus vite.
La passion politique a des raisons que la raison ne connaît pas. Ainsi en est-il de Jean-Christophe
Lagarde, maire de Drancy et député de Seine-Saint-Denis, un des benjamins du Nouveau Centre -
mouvement centriste rival du Modem de François Bayrou -, dont il est président exécutif.
Traits juvéniles, joues rondes, air de quelqu'un à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession, il a
effectué, depuis qu'il s'est lancé dans la politique, à 27 ans, un parcours exemplaire: secrétaire général,
puis président des Jeunes démocrates sociaux, conseiller municipal d'opposition, puis conseiller régional
d'Ile-de-France, son premier véritable titre de gloire est d'avoir conquis la mairie de Drancy au Parti
communiste en 2001. La défaite de la gauche à la présidentielle, puis aux législatives de 2002, l'amène
tout naturellement à l'Assemblée nationale, où il a été réélu en 2007.
La politique, il connaît et il aime depuis qu'il est tout petit. Il est tombé dans le chaudron à l'âge de dix
ans. Rien ne l'y prédisposait, pourtant. Ses parents, père informaticien, mère secrétaire, ne
s'intéressaient nullement à la chose publique, n'ayant jamais, au grand jamais, participé à un meeting de
quelque parti que ce soit, et se contentant de mettre leur bulletin dans l'urne, le moment des scrutins
nationaux venu.
Ni Mitterrand ni Chirac
C'est avec ses professeurs que le jeune Jean-Christophe discutait de politique.
«Je me disputais déjà avec eux, dit-il, car je sentais que nous n'avions pas la même sensibilité. Cela les
dérangeait, mais cela les amusait aussi, de voir un gosse défendre ses idées. Très tôt en effet, je me suis
aperçu que la politique façonnait la vie des gens, qu'elle était au point de rencontre entre les aspirations
collectives et les besoins individuels.»
«Lorsque Mitterrand est arrivé à l'Elysée en 1981, se souvient-il, j'avais quatorze ans, et je me souviens
avoir été le seul, dans la cour de récréation, à douter du programme politique sur lequel il avait été élu!»
Des années plus tard, en 1995, au moment où il se lance lui-même à fond dans la politique, l'élection de
Jacques Chirac ne le ravit pas davantage. «Chirac m'a toujours paru outrancier, je déteste autant les
excès de la droite que la bonne conscience que se donne la gauche, vous savez, cette façon qu'a la
gauche de porter toujours son coeur en bandoulière.»
Conclusion: «J'ai senti tout de suite que je ne voulais pas me contenter d'être spectateur: je ne voulais
pas donner des leçons à la terre entière sans jamais rien faire pour que les choses changent.» Tout
naturellement, refusant à la fois Mitterrand et Chirac, Lagarde se retrouve dans les années 80 en
Raymond Barre, «qui lui, au moins, ne dorait pas la pilule aux Français».
Le voilà donc qui, à seize ans, écrit une longue lettre à l'ancien Premier ministre. Comme il se doit, ce
n'est pas Barre qui prend contact avec le jeune homme, mais sa fidèle assistante parlementaire, Sylvie
Dumaine, qui l'embarque bientôt dans la campagne de Raymond Barre, candidat à l'élection
présidentielle en 1988.
«Dans une campagne présidentielle, convient Lagarde aujourd'hui, Raymond Barre n'était pas vraiment
aimable. Les gens cherchent à rêver, à espérer. Avec lui, ce n'était pas le cas. Au surplus, il a été trahi
par François Léotard et les siens. Il était naturel qu'il perde !»
Revoici François Mitterrand à l'Elysée. Le jeune Lagarde vit cette nouvelle élection avec une grande
déception. Il en conclut que décidément, il n'est ni à droite ni à gauche. «Il n'y a pas de solution parfaite,
dit-il aujourd'hui, il y a toujours des avantages et des inconvénients. Il faut les évaluer, les peser,
chercher à comprendre, puis, après seulement, trancher.»
Vingt ans après l'échec de Raymond Barre, Jean-Christophe Lagarde, devenu maire et député de Drancy,
est resté centriste, même si, chemin faisant, il a abandonné le parti de François Bayrou, avec lequel il a
rompu en 2007. Pourquoi ? Parce que, dit-il, après le premier tour de l'élection présidentielle, Bayrou n'a
pas respecté le deal proposé à ses troupes. «Il n'a pas pu résister à dire qu'il ne voterait pas Sarkozy. Il
est tombé du côté du centre gauche. En réalité, il n'a pas su gérer son orgueil face à son échec. Je l'ai vu
tirer un trait de plume sur le centre droit, alors qu'il nous avait dit vouloir réunifier le centre droit et le
centre gauche.»
Centriste, de droite et de gauche...
Oublié, donc, aujourd'hui, ce compagnonnage avec François Bayrou qui aura duré près de dix ans. Bien
malin, pourtant qui pourrait dire si Lagarde est un centriste de droite ou un centriste de gauche. Un
exemple: son combat pour la mixité sociale, qui passe avant tout par la construction de logements
sociaux. Un combat qui l'a amené, il y a deux ans, à déposer une proposition de loi « un peu
provocatrice », convient-il : Jean-Christophe Lagarde a demandé, dans l'hémicycle, que le maire d'une
commune soit déclaré inéligible s'il refusait d'atteindre le quota de 20% de logements sociaux.
Pourquoi ? Parce que les gens doivent vivre ensemble, dit-il, parce qu'à force de séparer riches et
pauvres, Français issus de l'immigration et les autres, on en arrive aujourd'hui, sans le dire, à
« ghettoïser » la France. Cette urbanisation absurde, il vient de la dénoncer, dans un récent ouvrage plus
polémique qu'on ne l'attendrait précisément d'un centriste, comme une des premières « hypocrisies
françaises ». Urbanisation concentrationnaire, qui aboutit à ce qu'entre Saint-Denis, Montreuil et la
Courneuve, la délinquance soit la plus élevée de l'Ile-de-France. Alors que la simple application de la loi
sur les logements sociaux permettrait la fluidité sociale.
Les lenteurs de l'intégration
Autre combat de Jean-Christophe Lagarde, lié au premier : l'intégration. Lorsqu'on lui demande si elle
progresse, il admet, du bout des lèvres, que les deux catégories populaires (il ne dit pas communautés)
s'acceptent mieux. A ses yeux, on est néanmoins loin du compte : la discrimination à l'emploi demeure,
selon lui, très importante. Certains, sur place, en Seine-Saint-Denis, ou plus largement dans les
départements proches de Paris, arrivent, bien sûr, à contourner cette discrimination: « Les Beurs
n'entrent pas dans les entreprises, dit-il, ils les créent. Comme ils bossent plus que les autres, ils
choisissent parfois les métiers les plus difficiles et ils les font bien.»
Le faux discours de la République
Mais, pour le plus grand nombre, la discrimination à l'emploi reste la règle. Lorsqu'il a interrogé ses
services sur le nombre des Rmistes dans sa ville, Jean-Christophe Lagarde a trouvé, dit-il, une proportion
indécente de gens d'origine étrangère: « J'ai vu des jeunes qui ont leur bac, qui ont derrière eux trois
ans d'études informatiques, et qui ne trouvent toujours pas de boulot. L'effet de cette mise à l'écart qui
ne dit pas son nom est grave: elle est la démonstration quotidienne que parce qu'on s'appelle Mohamed
ou Ali, on ne trouve pas sa place dans la société. Je reste convaincu que la France rate ainsi une occasion
formidable, car ces travailleurs-là sont plus motivés que les autres.» Sur le sujet, il raconte volontiers
l'histoire de cet Indien rencontré dans un avion. Celui-ci lui a raconté qu'après n'être resté en France que
six mois, en 1965, il était devenu milliardaire aux Etats-Unis. « La République, conclut-il, vend un
discours qu'elle n'applique pas ! »
Bref, on le voit, ce jeune dirigeant du Nouveau Centre est tout sauf résigné. Tout, dans son attitude,
trahit impatience et volonté d'agir: il parle vite, marchant de long en large de son bureau en démontrant,
phrase après phrase, tout ce qui en France conduit à l'inertie: une fiscalité injuste, qui accroît les
inégalités au lieu de les gommer. La reproduction des élites, « où l'on hérite plus qu'on ne mérite ».
L'absence de transparence sur les marchés publics, où les dés sont le plus souvent pipés. Un paritarisme
malade, « avec des organismes de gestion paritaires gérés par des irresponsables qui ne représentent
rien, des partenaires sociaux qui ne tombent jamais d'accord entre eux, dans un seul but : que les
politiques finissent par prendre, eux, les décisions impopulaires ! »
Alors, sarkozyste ou pas, Jean-Christophe Lagarde ? C'est selon. Dans sa volonté de rupture et de
réforme, oui. Mais il a été un des seuls parlementaires du Nouveau Centre à ne pas voter la loi TEPA,
l'été dernier, parce qu'il contestait la mesure concernant le bouclier fiscal. Un partenariat avec Sarkozy,
oui, une soumission de nature féodale, non.
Ainsi, dans le monde politique tel qu'il est aujourd'hui, Jean-Christophe Lagarde, jeune loup centriste au
visage amène, est assez largement à part. Pas tout à fait rallié à Nicolas Sarkozy, mais pourtant dans
son camp. Ayant rompu avec François Bayrou, mais gardant ses distances avec certains de ses
camarades du Nouveau Centre. Indigné par les pesanteurs de la société française. Et presque sévère,
finalement, avec le président de la République et toute la classe politique lorsqu'il dit, en matière de
conclusion à un entretien qui a duré près de deux heures: « Le monde a changé, la structure familiale et
sociétale a changé, et nous, la France, nous n'avons pas changé ».

18.02.2009

Union Centriste 04

L'union Centriste des Alpes de Haute Provence vous remercie de votre visite.
Depuis sa création notre association rencontre une indéniable attention, dépassant largement certain blog politique.
Plus qu'un blog, c'est avant tout un lieu d'échange et d'information. La dynamique de notre structure, notre attachement à la défense de notre département, notre action auprès des instances dirigeantes de notre pays est récompensé. Les chiffres parlent d'eux même sur le référencement de notre blog une 84 ème place dans la catégorie politique:

Qualification d'audience

Position au classement des visites au niveau national source Weborama
Dans votre sous-catégorie 84/1866 (+9) (+0.51 %)
Dans votre catégorie 1075/15616 (+46) (+0.34 %)
Au général 8963/130079 (+490) (+0.41 %)
Position au classement par votes
Dans votre sous-catégorie 577/1866
Dans votre catégorie 6384/15616
Au général 62500/130079


L'ensemble des adhérents de l'Union Centriste des Alpes de Haute Provence vous remercie de votre confiance et vous convie à participer activement à notre démarche dans le "rassemblement des Centristes".






14.02.2009

Sénat: la balle au centre

Extrait de la Revue "Profession Politique" du 11 février 2009

Depuis le renouvellement de septembre 2008, le groupe UMP au Sénat n’a plus de majorité absolue et doit composer avec les centristes et les radicaux, qui comptent profiter de ce rôle d’arbitres. Focus sur ce nouvel équilibre des forces au sein de la Haute Assemblée. "Copé devrait se faire hara-kiri !" s’amuse le sénateur centriste de l’Eure Hervé Maurey, qui a défendu au Sénat, avec succès, la hausse de la redevance, lors de l’examen de la loi sur l’audiovisuel public ("Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance télé", avait claironné le patron des députés UMP). "Après mon discours à la tribune qu’ils ont jugé très dur, ils sont tombés des nues !" se souvient Hervé Maurey. La majorité était pourtant prévenue que les centristes n’allaient pas voter le texte en l’état, mais ce n’est qu’après cet épisode que le cabinet de la ministre de la Culture a appelé le groupe pour trouver un compromis… L’épisode illustre la nouvelle donne au Sénat : l’UMP n’avait déjà plus la majorité absolue, mais depuis le renouvellement de septembre dernier, la majorité sénatoriale ne peut désormais "gouverner" qu’avec le soutien des groupes centriste (UC-UDF) et radical (RDSE). Si l’un des deux lui fait défaut, l’autre devient alors incontournable.

Bonne ambiance


Ce nouveau rapport de forces n’est pas encore acté par tous les sénateurs UMP. Une question de temps, selon l’un d’entre eux, Patrice Gélard, qui prévient : "Il faut être pragmatique : si on veut que les lois passent, il faudra désormais faire des concessions au centre." Prendre en compte les centristes "ne fait pas franchement partie de la culture UMP, note Hervé Maurey. Ce sont quand même les héritiers du RPR et de Chirac qui disait des centristes : « Ces gens-là, ça se roule dans la farine pour se faire frire »." Certes, selon le président du groupe UC-UDF, Michel Mercier, les centristes ne montreront pas forcément leurs "biceps tous les jours". Mais parfois, l’appétit vient en mangeant. "Les centristes pourraient peut-être s’opposer plus, mais il n’y a que les cinq sénateurs MoDem qui sont vraiment indépendants", tranche le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel. La sénatrice MoDem Jacqueline Gourault lui donne raison : "Une partie de notre groupe fait l’appoint en permanence, l’exécutif fait ce qu’il faut pour cela", dit-elle. Les radicaux – majoritairement à gauche – se satisfont de cette nouvelle donne. Le président, du groupe, Yvon Collin (PRG), évoque une "nouvelle ambiance, beaucoup plus agréable" et poursuit : "Le groupe UMP exerçait une chape de plomb, un règne sans partage, sans concession, excepté des bricoles, des miettes." Il cite lui aussi l’exemple du texte sur l’audiovisuel public pour illustrer cette nouvelle capacité de "défier l’Assemblée".

Moins de bipolarisation


Aujourd’hui, deux facteurs ont changé la donne, selon Yvon Collin : le resserrement du bloc droite-gauche, donc, mais aussi le nouveau président, Gérard Larcher, "qui est ouvert, et qui veut remettre la politique au cœur du Sénat". Le changement d’ambiance, selon lui, se voit là aussi. Exemple avec la conférence des présidents, qui n’est plus "une chambre d’enregistrement". "On bâtit avec le ministre des Relations avec le Parlement un ordre du jour où chacun peut s’exprimer, avec le souci d’efficacité et d’image du Sénat", note Yvon Collin. Nombreux sont ceux qui voient dans ce nouveau rapport de forces une chance pour que la Chambre haute retrouve sa mission originelle : "bonifier" les textes. Ainsi, pour le centriste Jean Arthuis, "cela permet au Sénat d’être bien dans son rôle, en échappant encore plus au fait majoritaire et à la bipolarisation. C’est salutaire, car sans cela, il y aurait un risque de clonage entre l’Assemblée et le Sénat." Pour peser encore plus, un rapprochement entre les groupes UC-UDF et RDSE est à l’étude, et ne suscite l’hostilité que des sénateurs du Nouveau Centre. "Il n’y a pas d’urgence, dit le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet. Mais si ces deux groupes sont capables de créer des passerelles, voire plus – constituer un groupe commun – ils seront déterminants sur les textes qui passent au Sénat, et décisifs pour une future majorité, en 2011." De leur côté, Yvon Collin et Michel Mercier militent pour que les 29 centristes et les 17 radicaux se rassemblent.

En attendant 2011…

Et déjà, les deux groupes apprennent à travailler ensemble. "On ne se parlait pas avant, dit le président du groupe RDSE, Yvon Collin. Il ne s’agit pas de fusion, ni de confusion, il s’agit de se parler et de voir ponctuellement ce que nous pouvons faire ensemble." Selon Jean Arthuis, "quand on a une position qui permet de peser sur les décisions, il faut être en mesure d’assumer ses responsabilités. Pour les assumer, il faut un groupe structuré et doté de moyens appropriés." Notamment pour disposer d’un effectif permettant d’être présent continuellement dans les commissions et en séance publique. "Tout milite pour privilégier un groupe d’une cinquantaine de personnes, plutôt qu’un groupe de trente personnes", conclut le président de la commission des finances du Sénat.

Bientôt un parti pour Arthuis
?

Refusant la ligne d’opposition du MoDem, ou de la majorité avec le Nouveau Centre, l’association créée par Jean Arthuis, Rassembler les centristes, qui vient d’élire son premier bureau exécutif, a séduit la moitié du groupe centriste. En attendant de devoir se prononcer plus clairement, tous les membres du groupe – excepté ceux qui sont affiliés au Nouveau Centre – ont apporté leur financement public à l’UDF-MoDem : une partie allant à l’UDF, l’autre au Modem, sachant que les actifs de l’UDF sont gérés de manière transitoire par un collège où le président du MoDem détient la majorité. "François Bayrou s’est engagé à nous reverser la moitié de nos dotations pour faire vivre notre mouvement", nous précise Jean Arthuis. Michel Mercier, trésorier de l’UDF et du MoDem, le confirme. Le sénateur de la Mayenne ne souhaite pas ressusciter la formation créée par Valéry Giscard d’Estaing, mais il pourrait fonder un nouveau parti, dès la fin de cette année.







26.09.2008

Comment la France peut-elle sortir de la crise ?

Comment la France peut-elle sortir de la crise ?
Diffusée le 25/09/2008 sur Public Sénat avec la participation de Jean ARTHUIS
Durée : 45 minutes

Nicolas Sarkozy s'est exprimé ce soir sur la politique économique de la France. A la veille de la présentation du budget 2009 et dans un contexte marqué par la crise financière et la croissance en berne, le président de la République entend malgré tout maintenir le cap des réformes. Comment la France peut-elle sortir de la crise ? Quelles perspectives s'offre en matière économique ? Pour en débattre ce soir, Pierre Sled reçoit - Jean-Louis Gombeaud, - Philippe Waechter, chef économiste à Natixis - Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT - Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE - Jean Arthuis, président de la Commission des Finances au Sénat

25.09.2008

Intervention du Président de la République

Discours du Président de la République du 25 septembre 2008 à Toulon
Emission Public sénat




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