12.08.2008

Les Universités d'été des partis politiques

 

En cette fin de période estivale, les universités des partis politiques commencent à pointer leur nez . Déjà le rendez vous des jeunes UMP s'annonce sulfureux lire si dessous l'article paru dans le JDD.fr.

 

La campagne pour la présidence du mouvement des Jeunes UMP tourne au vinaigre... Des "jeunes pops" accusent la direction de l'UMP de "pressions hallucinantes" pour que leur liste se retire, au profit du candidat présenté comme "officiel". Et proche de Jean Sarkozy selon l'un de ces "rebelles" joint par leJDD.fr. Le mis en cause, Benjamin Lancar, dément et dénonce des "fantasmes" d'"égos déçus".

 

"Le campus de Royan (lieu de l'Université d'été de l'UMP, Ndlr) ne sera pas une répétition générale du Congrès de Reims", claironnait mercredi le communiqué émanant de la direction du mouvement des Jeunes UMP. Il annonçait la fusion de deux listes principales et concurrentes, celle de Benjamin Lancar d'un côté, et de Matthieu Guillemin et Aurore Berge, de l'autre. Voilà pour la façade. Derrière, l'union se fissure, à coups de communiqués. Ils dénonçaient mardi et mercredi des "pressions d'une rare force sur Aurore Berge et Mathieu Guillemin" et assurent qu'"aucun accord, quoique veuille bien dire l'UMP, n'a été trouvé. Nous irons jusqu'au bout malgré les sommations de nous retirer au profit de Martinon bis". Un temps dénoncé, l'accord sera finalement suivi, au bout d'une journée de confusion. Un nouvel imbroglio à la sauce neuilléenne chez les jeunes de l'UMP? Ça y ressemble: un candidat parachuté, contesté par une liste d'élus de terrains, soutenus par la base.

Hugo Brugière, responsable départemental adjoint de l'Oise des Jeunes pop et coordinateur de feue la liste "Ensemble pour les jeunes populaires", explique ce coup de Trafalgar. "Ils (Aurore et Matthieu) sont restés de 9h30 à 22h30 au siège de l'UMP, pour déposer leur liste. Mais ils n'ont pas voulu l'enregistrer et leur ont dit qu'ils ne pourraient pas partir tant qu'un accord n'est pas trouvé avec la liste Lancar". Ils? Frédéric Lefebvre, que l'on ne présente plus, Eric Cesari, directeur de cabinet de Patrick Devedjian et Jérôme Peyrat, conseiller à l'Elysée. Selon Edouard Richard, responsable des jeunes populaires de Maine et Loire qui vient de démissionner de ses fonctions, "révolté et ému" par les "événements", c'étaient des "pressions ambiance 'pistolet sur la tempe'". Forcément, "quand on a 24 ans, on n'en mène pas large face à un manipulateur comme Lefebvre, qui se prévaut du soutien de l'Elysée", explique Hugo Brugière. "Des pressions? Je ne vois pas. J'étais dans le bureau avec eux lundi, on a travaillé sur le projet d'union, c'est tout. Quant aux responsables de l'UMP cités, ils n'étaient pas là. Ils sont en vacances", récuse avec assurance Banjamin Lancar, joint par nos soins, sur son lieu de vacances. "L'essentiel, c'est l'union", martèle-t-il, déjà bien rôdé à l'exercice médiatique.

"On est doublé par un arriviste parce qu'il est pote avec Jean Sarkozy!"

Présenté comme le candidat "officiel du parti", le président de l'UMP Grandes écoles, est aussi accusé d'être "un parachuté", "un mec inconnu il y a encore six mois", "certainement très brillant mais que les militants ne connaissent pas et qui ne connaît pas le mouvement", disent les deux "Jeunes pop". "C'est un coup dur, poursuit Brugière, qui s'interroge sur son avenir au sein de l'UMP. On a donné quatre, cinq ans de notre vie au mouvement, et au final on est doublé par un arriviste parce qu'il est pote avec Jean Sarkozy!" L'accusation fuse, mais n'est pas vérifiée. Edouard Richard, qui lui, continue son parcours au sein de l'UMP, se montre plus mesuré. "Jean Sarkozy, c'est ce qu'on dit, je n'ai pas de preuves. Mais si à 21 ans, il est déjà dans la tambouille et les combinaisons politiques, je lui souhaite bien du courage". Interrogé sur ses relations avec Jean Sarkozy, le futur président des "Jeunes pops" hésite un temps avant de répondre: "Je l'ai déjà croisé mais je ne le connais pas plus que ça. Tout ce bruit, ce ne sont que des égos et des ambitions déçus, mais cela relève du pur fantasme." Et de plaider sa cause: "Plutôt que 'parachuté', je dirais 'méritocratie'. J'ai un parcours et un engagement qui parlent pour moi, avec la structure UMP grandes écoles ma candidature aux municipales dans le 2e arrondissement".

Résultat, fin août, ce sont des "simulacres d'élections" qui vont se dérouler. "Comme c'est un vote électronique, Benjamin Lancar sera plébiscité. On ne pourra plus dire que le mouvement des Jeunes UMP est démocratique. Ce sera une dictature régie par Frédéric (Lefebvre) 1er", raille avec l'amertume de l'amour déçu Hugo Brugière. Mais pourquoi les "grands" de l'UMP ont-ils mis le nez dans les affaires de leurs "jeunes"? Hugo Brugière, la parole libre, analyse ce "triste épisode" dans une pratique générale en ce moment à l'UMP: "le verrouillage à mort du système". "On est le poil à gratter de l'UMP, ceux qui n'hésitent pas à dire les choses qui fâchent. C'est ça l'enjeu. Il faut verrouiller et contrôler le poste de président d'un mouvement qui pèse 30000 adhérents", soutient-il, ajoutant pour étayer son propos: "Je vous rappelle que le bureau national de l'UMP se tient maintenant à l'Elysée".

Appel à polluer la campagne

Un mauvaise calcul, pour Brugière: "Ce qu'il se passe dans le parti en ce moment est catastrophique. D'ailleurs, à peine un tiers des adhérents renouvelle leur carte. On n'est pas là pour être à la botte, pour prendre des ordres: on est des sondes sur le terrain, on est là pour remonter les informations, même les mauvaises." Après Edouard Richard mercredi soir, de nombreux responsables départementaux et nationaux devraient démissionner pour montrer leur total désaccord. Benjamin Lancar, lui, reste "optimimste": "Tout cela va se tasser. L'essentiel c'est de travailler, vite, pour faire de notre mouvement une machine de guerre". En attendant, les deux "rebelles" souhaitent à Lancar un sort à la Martinon et appellent leurs partisans à inonder les boites mails de Frédéric Lefebvre et Fabien Sans Nicolas, l'actuel président du mouvement des Jeunes, qui a été d'"une lâcheté absolue", pour dire leur "dégoût".

Et les encouragent à animer les groupes anti-Lancar qui se déchaînent déjà sur Facebook ou sur les blogs. Un communiqué diffusé ce matin annonce une réaction de "la base militante" après ce "fiasco": "Beaucoup d'entre nous vont rendre la carte UMP, boycotter les Universités d'été". Un autre communiqué relevait que "l'UMP a 'demandé' à un militant de fermer son forum de discussion cybermilitant.org le jugeant 'hors de la ligne du parti'". Pas de doute, d'ici à la fin août, l'été sera chaud chez les Jeunes de l'UMP. Et pas seulement à cause de leur fameuse caravane.

03.08.2008

Objectif de L'Union Centriste du 04

L'union Centrsite a été créé suite au rassemblement de plusieurs personnalités devant l'implosion de l'UDF après les élections présidentielles et devant le constat d'échec des dernières municipales.

Le 29 juin 2008, Jean ARTHUIS a réuni au sénat les parlementaires à la fois de l'Union Centriste-UDF, mais aussi Serge LEPELTIER (parti radical), Christine BOUTIN (ministre du logement  et la ville, Présidente du Forum des républicains sociaux), les  députés européens avec Thierry CORNILLET, Jean-Marie CAVADA et aussi Thierry BENOIT (député UDF d'Ille et Vilaine) et le temoignage de soutien de Jean-Christophe LAGARDE (président exécutif du Nouveau Centre).

Notre objectif est de pouvoir organiser les échanges et nous l'espérons le rassemblement autour de projets communs de l'ensemble des mouvements centristes qui composaient jadis l'UDF.

Il est évident que cela demandera du temps. Mais en choisissant la constitution d'associations départementales affiliées à une fédération nationale permettra à chacun de conserver son adhésion au-sein de son parti actuel tout en participant activement à la réflexion commune.

La neutralité politique du président départemental est le gage d'indépendance de notre association.

Notre action rélayer par nos parlementaires, nous permettra d'accompagner et d'améliorer les propositions de modernisation et retour à la croissance de notre pays. 

Jean-Michel ROVIDA

Président de l'UC 04